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L'historique

L'histoire du Tahoeraa Huiraatira
Le Tahoeraa Huiraatira a été fondé en 1977 par Gaston Flosse . Le Tahoeraa Huiraatira est d'inspiration gaulliste, tout comme l'UT-UNR dont il est l'héritier, et c'est tout naturellement qu'il est aujourd'hui très proche de l'UMP et de la majorité présidentielle de Jacques Chirac. Gaston Flosse a d'ailleurs été parmi les membres fondateurs du RPR en 1977 aux côtés de l'actuel président de la République. Le Tahoeraa Huiraatira est également un parti qui affirme son attachement à la République française, tout en étant un farouche défenseur de l'autonomie de la Polynésie française.
Aux élections territoriales de 1972, les listes conduites par Gaston Flosse obtiennent 9 sièges sur 30. En nombre d'élus, c'est le parti politique polynésien le mieux représenté à l'Assemblée. Avec l'appui des Indépendants, il constitue une majorité fragile qui va conduire la destinée de la Polynésie pendant 5 ans, dans une atmosphère politique assez tendue.
Première force politique
Après les élections générales de 1977, la coalition Tahoeraa Huiraatira – Indépendants doit laisser la place au Front Uni. Mais ce n'est qu'un intermède puisqu'en 1982, le Tahoeraa Huiraatira revient majoritairement à l'Assemblée avec 17 conseillers sur les 30 que compte l'hémicycle. Le Tahoeraa Huiraatira est désormais la première force politique du pays. Gaston Flosse devient vice-président du Gouvernement. Il sera également le premier président du Gouvernement après l'adoption, en 1984, du statut d'autonomie de la Polynésie, dont il a été le principal artisan. La nouvelle Assemblée, issue de ce nouveau statut, compte désormais 41 conseillers et aux élections de 1986, le Tahoeraa Huiraatira remporte la majorité absolue avec 25 sièges.
A cette époque, et jusqu'en 1987, le Tahoeraa Huiraatira pouvait revendiquer 10.000 militants répartis en 500 sections.
'Cure' d'opposition
Au mois de mars 1986, Gaston Flosse ayant été nommé secrétaire d'Etat au Pacifique sud dans le Gouvernement de Jacques Chirac, c'est Jacky Teuira qui est nommé à la tête du Gouvernement de la Polynésie. Cet éloignement de Gaston Flosse a généré quelques ambitions au sein du Tahoeraa Huiraatira. Et c'est ainsi que Alexandre Léontieff a provoqué une scission au sein du parti qui lui a permis de prendre le pouvoir à la tête d'une coalition hétéroclite à la fin de l'année 1987. Le Tahoeraa Huiraatira se retrouve dans l'opposition et divisé.
Cette "cure" d'opposition sera pourtant une cure de jouvence puisque, grâce à son organisation et à son implantation dans les îles, le Tahoeraa Huiraatira retrouve, aux élections de 1991, une majorité relative à l'Assemblée avec 18 sièges sur 41. Gaston Flosse est réélu Président du Gouvernement.
Implantation populaire et géographique
Durant cette nouvelle mandature, le Tahoeraa Huiraatira soutient l'action du Gouvernement de Gaston Flosse en faveur d'une réforme du statut pour un élargissement de l'autonomie et des compétences de la Polynésie française. Cet élargissement se concrétisera en avril 1996.
L'implantation locale du Tahoeraa Huiraatira est particulièrement marquée après les élections municipales de 1995 puisque 43 des 48 communes de la Polynésie sont dirigées par des équipes se réclamant de la majorité. Cette proportion ne s'est pas démentie après les élections municipales de 2002. Aux élections territoriales de 1996, le Tahoeraa Huiraatira confirme son implantation populaire et géographique en obtenant la majorité absolue à l'Assemblée de la Polynésie avec 27 sièges sur 49. Cette majorité est confirmée lors des élections territoriales de 2001 puisque le Tahoeraa Huiraatira obtient 28 sièges. Les élections des représentants à l'Assemblée de la Polynésie de mai 2004 , puis de février 2005 laissent échapper la majorité au Tahoeraa Huiraatira qui reste pourtant le premier parti, en sièges et en voix, de la Polynésie française. Néanmoins, grâce à une alliance entre les indépendantistes et deux petits partis autonomistes, le Tahoeraa Huiraatira s'est alors retrouvé en minorité à l'Assemblée avec 27 sièges sur 57.
Le Tahoeraa Huiraatira est également représenté au Sénat par Gaston Flosse, élu en 1998, et à l'Assemblée nationale par Michel Buillard et Béatrice Vernaudon. Tous trois siègent au sein du groupe UMP.
Instabilité et traversée du désert
Durant la décennie qui suivra, entre 2004 et 2013, pas moins de dix gouvernements appuyés sur des majorités différentes vont se succéder, plongeant la Polynésie française dans le marasme et la crise. Après diverses alliances peu durables dans le temps, commence une traversée du désert, durant laquelle Gaston Flosse arpente le terrain à la rencontre de la population et décide de reconstruire son parti. Traversant les crochepieds judiciaires et les trahisons, il parvient à renouer avec la victoire électorale en 2012 en remportant les trois circonscriptions législatives. Ce beau résultat est annonciateur d'une victoire plus belle encore, celle des élections territoriales l'année suivante, en 2013, qui va sonner le grand retour du Tahoera'a Huiraatira aux affaires et qui va constituer une revanche politique majeure de Gaston Flosse que la plupart des observateurs n'ont pas vue venir et que tous ses adversaires avaient enterré un peu vite.
La reconquête
Le 23 mars 2013, pour le lancement officiel de la campagne, plus de 11.000 personnes marchent à Papeete pour soutenir Gaston Flosse et le parti, le faisant dès lors apparaître comme le favori du scrutin à venir. Ce pronostic n'allait pas être démenti. Lors du premier tour, le 21 avril 2013, la liste du Tahoera'a Huiraatira conduite par Gaston Flosse arrive en tête avec 40,16 % des suffrages exprimés contre 24,09 % à l'UPLD du président sortant Oscar Temaru et 19,92 % à A Ti'a Porinetia de Teva Rohfritsch (qui a pris le relai de To Tatou Ai'a de Gaston Tong Sang, comme force autonomiste d'opposition à Gaston Flosse et Oscar Temaru). Tous trois se qualifient dans une triangulaire pour le second tour du 5 mai suivant. Deux semaines plus tard, le 5 mai, la liste Tahoera'a Huiraatira obtient 62 340 voix soit 45,11 % des suffrages . L'UPLD recueille 40 441 voix soit 29,26 % et A Ti'a Porinetia 35 421 voix soit 25,63 %. La loi organique n° 2011-918 du 1er août 2011 , dite Loi Penchard, instaurée dans le but d'assurer une stabilité institutionnelle, définit une prime majoritaire accordée à la liste arrivée en tête. Le Tahoera'a Huiraatira obtient grâce à cela 38 des 57 sièges à pourvoir à l'Assemblée de Polynésie française, ce qui permet à Gaston Flosse d'être réélu président de la Polynésie française le 17 mai 2013. Ironie de la situation, le même jour, à New York, l'Assemblée générale de l'ONU adopte une résolution, soutenue par Oscar Temaru, qui place la Polynésie française sur la liste des territoires à décoloniser. Au moment où les polynésiens choisissent en majorité de confier leur avenir à des autonomistes et à renouveler massivement leur attachement à la France,  l'ONU faisant fi de ce choix souverain de la population, décide d'inscrire la Polynésie sur la liste des pays à décoloniser sans le consentement populaire et sur la seule initiative d'un parti politique minoritaire.
Dix-sept mois plus tard, le 5 septembre 2014, et alors que le pays est en plein redressement, Gaston Flosse perd ses mandats électoraux, le président François Hollande ayant refusé de le gracier dans une affaire d'emplois fictifs pour laquelle il a notamment été condamné à une peine de trois ans d'inéligibilité, alors que les haut commissaires et les trésoriers payeurs généraux successifs qui ont failli à leurs obligations dans le cadre du contrôle de légalité, n'ont jamais été inquiétés.
Resté fidèle à se promesses, Gaston Flosse fait élire Edouard Fritch président de la Polynésie française, le 11 septembre 2014, par 46 voix contre 10. Cette décision de justice avait été anticipée dès 2013 : Édouard Fritch devait lui succéder en cas d'inéligibilité ultérieure, étant lui-même remplacé par Marcel Tuihani (JR) à la présidence de l'assemblée. Marcel Tuihani (JR) sera le seul des " trois mousquetaires " de la reconquête de 2013 à lui être resté fidèle envers et contre tout. Gaston Flosse  conserve la présidence du Tahoera'a Huiraatira.
La trahison
Contre toute attente, une nouvelle vague de trahisons commence qui va conduire Edouard Fritch à tout faire pour prendre les commandes du parti et tenter d'isoler son président. La manœuvre ne réussit pas et le putsch déjoué conduit Edouard Fritch à être exclu du Tahoera'a Huiraatira avec treize élus. Il décide de créer son propre groupe à l'assemblée, le Tapura Huiraatira, puis de s'allier à l'ATP de Teva Rohfritsch pour créer son propre parti, le RMA.
Victorieux en mai 2013, le Tahoera'a Huiraatira se retrouve dans l'opposition, et une nouvelle fois le scrutin des Polynésiens se trouve confisqué et trahi par le petit jeu des ambitions personnelles. Comme une ultime humiliation de la garde des sceaux, grande amie d'Oscar Temaru qu'elle est venue soutenir en personne lors des élections, Gaston Flosse se voit déchu de son mandat de sénateur à deux semaines seulement des élections sénatoriales, fait rarissime, alors qu'il avait annoncé qu'il ne se représentait pas.
Un parti en ordre de bataille
Le Tahoera'a Huiraatira présente un ticket paritaire composé de Teura Iriti et Vincent Dubois, qui sont tous les deux brillamment élus sénateurs en 2014. Teura Iriti obtient 411 voix, soit 58,30%, et Vincent Dubois 407 voix soit 57,73%. Quelques mois plus tard, le 6 février 2015, et contre toute attente, là aussi, le conseil constitutionnel annule les élections estimant qu'elles ne se sont pas déroulées dans des conditions normales, pour un motif que beaucoup d'observateurs considèrent comme futile. Il n'empêche que l'annulation de ce scrutin permet au président Edouard Fritch qui a réussi à faire basculer vers lui de nombreux grands électeurs (maires et conseillers municipaux pour l'essentiel), d'imposer et de faire élire ses deux candidats, Nuihau Laurey et Lana Tetuanui lors des sénatoriales partielles du 3 mai 2015. Le premier obtient 380 voix, soit 54,36% contre 240 à Teura Iriti, tandis que la seconde obtient 356 voix soit 50,93% contre 225 à Teura Iriti. Les candidats du Tapura Huiraatira, candidats malheureux à la primaire organisée par le Tahoera'a Huiraatira  tiennent leur revanche, d'autant plus aisément que le mari de la nouvelle sénatrice n'est autre que le président du SPC, le syndicat pour la promotion des communes, le syndicat des maires de Polynésie.
Dès lors une nouvelle traversée du désert commence pour le Tahoera'a Huiraatira et son leader historique. Un parcours éprouvant jonché de nouvelles trahisons et de chausses trappes judiciaires. Le parti a tenu son congrès en novembre 2015 devant plus de 8000 personnes. Il a choisi de soutenir la candidature d'Alain Juppé aux primaires des Républicains et lors de l'élection présidentielle des 23 avril et 7 mai 2017. Un choix évident en faveur de l'actuel maire de Bordeaux qui incarne à droite le courant gaulliste et l'héritage de Jacques Chirac.
Lors de son grand conseil du 26 avril 2016, le Tahoera'a Huiraatira a également approuvé ses candidats pour les élections législatives prévue les 10 et 17 juin 2017 : Vincent Dubois dans la troisième circonscription, Teura Iriti dans la seconde circonscription et Moana Greig dans la première circonscription. Le parti est désormais en ordre de bataille. Gaston Flosse, entouré de plusieurs élus restés fidèles, est présent chaque jour sur le terrain. Il va à la rencontre de la population, de plus en plus déçue et qui plonge dans la misère en raison d'une crise qui dure et que le gouvernement ne parvient pas à enrayer. De quartiers en communes, à Tahiti et dans les îles, le public se déplace nombreux, montrant que la base populaire du parti, un temps éprouvée par la fracture au sein du mouvement, demeure solide et fidèle au Tahoera'a Huiraatira.
Trahis par Alexandre Leontief, puis par Gaston Tong Sang et à présent par Edouard Fritch, Gaston Flosse tel le phénix a toujours su renaître de ses cendres, poussé par une population qui a vu son choix confisqué et qui continue de lui faire confiance et de placer ses espoirs dans le Tahoera'a Huiraatira.