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Présidence

Le Président Gaston FLOSSE Le Président Gaston FLOSSE
Sénateur de la Polynésie française
Président du Tahoeraa Huiraatira


Originaire des Gambier, Gaston Flosse est né le 24 juin 1931 à Rikitea. Son père est lorrain et sa mère, Claire Mamatui, est polynésienne. Il a passé une enfance difficile qui l'a conduit très jeune à être le principal soutien de sa mère. Il enseigne durant 13 ans, en tant qu'instituteur, à l'école des frères, avant de se lancer dans la politique. De sa première union avec Barbara Cunningham il aura six enfants, et de sa seconde union avec Marie-Jeanne Mao trois enfants.

Un parcours hors norme

Gaston Flosse a un parcours hors norme. De l'avis unanime, y compris de ses adversaires, c'est sans aucun doute le seul homme politique polynésien qui a une dimension d'homme d'Etat. Artisan de l'autonomie, ancien ministre de la République, il est incontestablement le père de la Polynésie moderne qu'il a su développer et doter progressivement d'un statut d'autonomie qui lui a permis de conduire ses propres choix de développement. Il reste le principal adversaire de l'indépendance et son meilleur rempart, ce qui lui vaut une campagne infamante de la part de l'opposition, depuis depuis quelques années. Malgré tout, Gaston Flosse conserve la sympathie d'une grande partie de la population polynésienne et reste un moteur essentiel de l'avenir de la politique locale, ainsi qu'un élément clef de son évolution.

L'Autonomie dans la République

Tour à tour, maire de Pirae, conseiller territorial, président de l'assemblée de la Polynésie française, président du Gouvernement, secrétaire d'Etat, sénateur (voir Gaston Flosse, les dates), il va impulser sur plus de 40 ans une dynamique tout à la fois autonomiste et républicaine. L'amélioration de l'Autonomie reste son grand chantier, tant il a fallu batailler, et arracher parfois, à Paris et à une conception très jacobine de la politique, ce qui était une vision moderne et avant-gardiste de l'Autonomie, pas toujours comprise, et qui est bien plus qu'une décentralisation poussée. Ce combat qui passera par divers statuts (1984, 1996, 2001) permettra en février 2004 à la Polynésie de se " gouverner librement et démocratiquement ". Dans le même temps, cette autonomie ne signifiait pas une étape vers l'indépendance, et encore moins rupture avec la France. Bien au contraire, l'ancrage de la Polynésie française dans la République est réaffirmé dans tous les statuts, et avec force dans celui de février 2004.

Le père de la Polynésie moderne

Tout en améliorant et en renforçant les conditions de décisions des élus Polynésiens afin qu'ils soient maître de leur choix en matière de développement, Gaston Flosse va conduire la Polynésie française sur la voie d'un développement moderne, et l'ouvrir au monde, lui faisant franchir avec succès le cap périlleux de la fin des essais nucléaires en 1995, que tous les observateurs prédisaient comme l'effondrement d'une économie liée à la rente nucléaire. Grâce au soutien de Jacques Chirac, il obtient la mise en place d'un Fond de Reconversion, et la pérennisation de l'aide de l'Etat. Les années 1995-2005 restent comme les années dorées de la Polynésie française, et celles de sa plus forte croissance, comme l'atteste le bilan de la décennie réalisé par Christian Vernaudon. Il faudra le malheureux échec électoral de mai 2004, lors des élections anticipées qui suivent l'adoption du nouveau statut de Pays d'Outre Mer, pour que la Polynésie française voie arriver au pouvoir une coalition majoritairement indépendantiste, soutenue par des autonomistes anti-Flosse dans le cadre d'une alliance contre nature qui brisera l'élan impulsé par le Pacte de progrès. Un bref retour au pouvoir à la suite d'une motion de censure votée en octobre 2004 est suivi de nouvelles élections partielles en février 2005, suite à un recours déposé par le Tahoera'a. Mais une odieuse campagne de l'opposition, assortie d'un blocage partiel des institutions, et notamment l'occupation de la présidence, conduit à une nouvelle défaite du Tahoera'a par les mêmes composantes de l'UPLD, associées aux autonomistes d'ADN.

Aujourd'hui, fort de son expérience et de la fidélité sans compromis à ses idéaux autonomistes et républicains, Gaston Flosse et le Tahoera'a Huiraatira restent les plus sûrs remparts contre les risques réels d'une aventure vers l'indépendance.
 
Les grandes dates d'un parcours exemplaire
Gaston Flosse a débuté sa carrière politique par le plus bas de l'échelle. En avril 1958, il rejoint le mouvement de Rudy Bambridge, fondateur de l'UT-UNR, l'antenne locale du mouvement gaulliste. L'ancrage de Gaston Flosse est double et animé d'un même motif : son amour du pays, pour lequel il ira jusqu'à sacrifier parfois sa famille. A la fois un pied dans la vie locale et un autre dans la vie nationale, il va conduire la Polynésie sur la voie du développement et de la modernité, l'ouvrant au monde et lui faisant franchir avec succès la fin des essais nucléaires. Ce double ancrage politique scellé par une fidélité sans failles aux idéaux gaullistes et autonomistes va l'amener à conduire une carrière politique exemplaire, à nulle autre pareille.

De l'UT-UNR à l'UMP

A la démission de Rudy Bambridge en 1971, Gaston Flosse est élu président de l'UT-UNR. En 1977 il fonde le Tahoera'a Huiraatira (le Rassemblement du peuple) dont il devient le premier président. Depuis sa création, tous les congrès l'ont reconduit dans ses fonctions, jusqu'au dernier, le 3 avril 2004.

Au plan national, le Tahoera'a Huiraatira est associé au RPR, dont Gaston Flosse est aussi membre fondateur. Depuis la création du RPR, il est secrétaire départemental. Lorsque le RPR est devenu l'UMP, Gaston Flosse a été reconduit dans ses responsabilités de délégué départemental du Mouvement par le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy.

Du district de Pirae à l'assemblée territoriale

Gaston Flosse, instituteur de formation, est investi de son premier mandat politique le 5 mai 1963 en étant élu chef du conseil de district de Pirae, avant de devenir le premier maire de la commune de Pirae le 9 mai 1965. Il a été successivement réélu depuis. Le 10 mars 2000, il démissionne de son mandat de maire après l´adoption par le Sénat de la loi limitant le cumul des mandats.

En 1967, Gaston Flosse est élu pour la première fois conseiller à l'Assemblée territoriale. Il sera constamment réélu depuis : en 1972, sous la bannière de " l'Union tahitienne Te Tahoera'a Maohi UT-UNR ", puis en 1977 avec le Tahoera'a Huiraatira, puis sans interruption en 1982, 1986, 1991 et 1996. Gaston Flosse est élu président de l'Assemblée territoriale le 5 octobre 1972. Il sera deux fois réélu à ce poste : le 29 mai 1973 (jusqu'au 5 juin 1974) et le 10 juin 1976 (jusqu'au 7 juin 1977).

De l'assemblée nationale au Sénat

A la même période, Gaston Flosse est appelé à des fonctions nationales. Il est tout d'abord élu député à l'Assemblée nationale le 12 mars 1978. Il sera réélu à l'occasion des élections législatives du 21 juin 1981, puis du 16 mars 1986 et du 13 mars 1993. A l'assemblée nationale, il sera successivement membre de la commission des Finances (1978/1982, 1993/1997) et rapporteur spécial de cette commission pour le budget des Territoires d'Outre-mer. Gaston Flosse est aussi élu Sénateur de la Polynésie française le 27 septembre 1998.


De vice-président du conseil de gouvernement à la présidence de la Polynésie française.

Au plan local les choses s'accélèrent au début des années 80 et Gaston Flosse est appelé à exercer de plus en plus de responsabilités. Il est élu vice-président du Conseil de Gouvernement le 3 juin 1982 à la suite de la défaite du Front Uni. Le 17 juin 1984, il est élu député au Parlement européen de Strasbourg, et quelques mois plus tard, le 14 septembre 1984, il devient le premier Président du Gouvernement de l'Autonomie interne, issu du statut du 6 septembre 1984.

Ce statut de 1984, charnière dans la vie institutionnelle de la Polynésie française, constitue le véritable acte d'émancipation de la Polynésie française dans le cadre de la République. Il succède à la première expérience statutaire de 1977 qui faisait encore du gouverneur le véritable président du gouvernement. En effet, le statut de 1984 se caractérise par l'élection d'un président du gouvernement, la formation d'un gouvernement composé de ministres. Pour la première fois, la Loi confie à un Polynésien la responsabilité de présider le conseil des ministres en lieu et place du gouverneur, fonctionnaire d'Etat, et de définir avec son gouvernement les grandes orientations du développement à venir.

Ministre de la République

Il sera réélu président du gouvernement le 16 mars 1986, avant d'occuper le 20 mars 1986, de nouvelles fonctions de Secrétaire d'Etat au Pacifique Sud, dans le premier gouvernement de Jacques Chirac. Il exercera cette fonction jusqu'à la fin de ce dernier, le 10 mai 1988.
Pour assurer cette fonction à Paris, il doit démissionner et le changement de majorité qui s'en suit mènera à la présidence du pays de 1987 jusqu'en 1991 une coalition d'opposition conduite par Alexandre Léontieff. Mais, Gaston Flosse est réélu lors des élections du 4 avril 1991, et à nouveau le 28 mai 1996 et le 18 mai 2001.

La défaite de 2004

Le nouveau statut de février 2004 qui fait pour la première fois de la Polynésie française un pays d'outre mer qui se gouverne librement et démocratiquement, le conduit à demander la dissolution de l'assemblée afin de redonner la parole à la population sur la base de la nouvelle loi électorale. A la suite d'une violente campagne de l'opposition, sans précédent, la majorité Tahoera'a perd les élections du 24 mai 2004 avec seulement 397 voix d'écart sur la coalition UPLD. Gaston Flosse revient au pouvoir à la suite de la motion de censure du 9 octobre 2004, et le quitte à nouveau après des élections partielles du 13 février 2005 qui suivent l'annulation du vote de mai 2004 dans la circonscription des IDV. L'échec du taui et la dégradation de la situation qui l'accompagne, avec la menace de l'indépendance pour laquelle le président Oscar Temaru milite désormais ouvertement, font toujours de Gaston Flosse et de son parti le Tahoera'a Huiraatira fort de 24 élus à l'assemblée, le principal recours de la Polynésie française de demain.

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