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Les communiqués de presse

Le Vendredi 29 Janvier 2016
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A mort la transparence !
La transparence claironnée par Edouard Fritch comme devant être " LA " signature de sa nouvelle gouvernance a fait " Pschitt " et n'aura été qu'une pâle étoile filante dans le ciel déjà assombri du RMA. A peine revendiquée, la voilà déjà morte. Les discours enflammés ont fini par la consumer.
 

Pourtant s'il était un lieu où cette transparence pouvait s'exprimer dans un cadre démocratique, c'est bien au sein de la commission d'enquête sur la fiscalité dans laquelle sont représentées toutes les forces politiques de bonne volonté. Mais c'était trop beau pour être vrai.

Le groupe RMA de l'assemblée tout juste devenu majoritaire a déposé une proposition de délibération visant à annuler la commission d'enquête chargée de recueillir des informations sur la réforme fiscale, la fiscalité communale et la réforme de la PSG. Il faut croire que cette commission fait peur, et qu'Edouard Fritch a bien de choses à cacher. La population devra se contenter des révélations de la presse pour savoir ce que lui réserve ce gouvernement.

Sans honte aucune, c'est bien la première fois qu'une assemblée législative se fait hara-kiri, en abandonnant son droit de contrôle de l'exécutif. La volonté du RMA d'abroger la commission d'enquête constitue d'autant plus un déni de démocratie qu'elle va à contre-courant des récentes décisions de justice qui, par trois fois, ont toutes balayé les arguments fallacieux mis en avant par la nouvelle majorité pour essayer de l'étouffer. Désavoué par la justice, le RMA s'obstine et se croit au-dessus de la démocratie au motif qu'il est majoritaire et qu'il peut faire comme bon lui semble.

La décision du RMA est d'autant plus cocasse que certains représentants aujourd'hui au RMA, et qui ont voté la création de la commission avant de trahir leur groupe, vont à présent devoir voter son abrogation. Chercher l'erreur ! Une chose est sûre Edouard Fritch ne sortira pas grandi de cette décision qui traduit l'opacité de sa gouvernance.