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Conférences de Presse

Le Mercredi 18 Janvier 2006
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Monsieur Edouard FRITCH
E. Fritch au gouvernement : « Qu’il se ressaisisse et se mette sérieusement au travail ! »

Le Tahoera’a huiraatira, par la voix de son président délégué, Edouard Fritch, a donné une conférence de presse, mercredi 18 janvier au siège du mouvement à Papeete. En présence du président-sénateur Gaston Flosse et de  ...

plusieurs ténors du parti comme Armelle Merceron, Bruno Sandras, Noa Tetuanui, Pascale Haïti et Eleanor Parker, il a tout d’abord été question du budget et des recours intentés contre les lois fiscales.


Sur ce premier point d’actualit, E. Fritch a réaffirmé haut et fort : « Il n’est pas dans nos intentions d’empêcher le gouvernement de travailler ou de nuire au développement du pays (…) le Tahoera’aa huiraatira joue son rôle d’opposition (…). » Des actions d’autant plus légitimes qu’elles sont confortées « par la décision du haut-commissaire de déférer le budget devant la Chambre territoriale des comptes », a souligné par ailleurs le premier magistrat de la commune de Pirae.

S’agissant de la Dotation globale de développement économique (DGDE, ex-Frepf) pour laquelle la Polynésie française conteste aujourd’hui le mode de répartition des crédits entre section de fonctionnement et d’investissement, le président délégué a invité le gouvernement Temaru à un peu plus de retenue : « Il faut arrêter de mettre en cause l’Etat et accepter de discuter avec lui. Mais ce n’est pas à la veille de l’adoption du budget qu’il faut se réveiller. »

Quant aux nouveau partenariat que le pays voudraient établir avec l’Etat, Edouard Fritch a critiqué la manière dont la majorité UPLD « prépare en catastrophe et en catimini, en moins de quinze jours et en deux ou trois séminaires gouvernementaux, un nouveau document contractuel qu’il compte nous soumettre avant la fin du mois à l’Assemblée. »

Dans ce contexte, le Tahoera’a huiraatira formule le vœu « que le gouvernement se ressaisisse (…) qu’il nous propose une vision claire de sa politique », avant d’appeler les principaux dirigeants à davantage de modestie.
Retrouvez à présent l’intégralité de la déclaration d’Edouard Fritch.

***

Je tiens à vous remercier pour votre présence ce matin.

Comme c’est la première fois que nous nous voyons depuis le changement d’année, je tiens, au nom du Tahoeraa Huiraatira, à vous présenter tous nos vœux pour 2006. J’espère que cette nouvelle année continuera à être placée, comme l’an passé, sous le signe des bonnes relations entre nous.

Je pense que c’est un souhait partagé. Sachez que nous continuerons, bien sûr, à être disponibles pour répondre à vos sollicitations, et à vos questions. Vous participez au débat démocratique dans notre pays et je n’ai pas l’impression, au passage, que vous ayez attendu que « la parole soit libérée » pour garantir la liberté d’expression.

Et bien sûr, dans le cadre de ce débat démocratique nous comptons sur vous pour relayer également notre point de vue sur l’actualité, de la manière la plus loyale et la plus complète. La présence de la quasi-totalité des médias ce matin ne peut donc que nous réjouir.

Encore une fois, que cette nouvelle année soit pour vous une bonne année.

***

Je formule bien sûr le même vœu pour ce qui concerne notre parti.

A le constater, ce souhait, l’UPLD ne devrait pas le partager, préférant plutôt que la nouvelle année s’ouvre pour elle de la même façon que 2005 s’était clôturée, c’est-à-dire en tapant frénétiquement sur le Tahoeraa.

Visiblement, l’UPLD n’a pas digéré nos critiques vis-à-vis de son budget et les recours que nous avons engagés contre ses lois fiscales.

Je voudrais d’abord souligner la pauvreté des arguments de la majorité qui, au lieu d’argumenter pour défendre son budget, joue les victimes d’une espèce de complot qui aurait été ourdi par le Tahoeraa avec le soutien de l’Etat pour empêcher le gouvernement de travailler. Je voudrais aussi dénoncer cette attitude de diversion consistant pour la majorité à multiplier les attaques personnelles à l’encontre de certains de nos élus, pour tenter de s’exonérer de ses responsabilités. C’était encore le cas la semaine dernière avec des mises en cause totalement infondées de Gaston Flosse et de Bruno Sandras.

Pas de volonté d’empêcher le pays de tourner

S’agissant du budget et des recours contre les lois fiscales, je voudrais le réaffirmer haut et fort, il n’est pas dans nos intentions d’empêcher le gouvernement de travailler ou de nuire au développement du pays. Nous sommes en démocratie et le Tahoeraa Huiraatira joue son rôle d’opposition, au gouvernement et à sa majorité d’être irréprochables.

D’ailleurs, Jacqui Drollet l’a confirmé, comme Pierre Frébault l’avait fait en fin d’année dernière : les recours contre les lois fiscales ne vont pas empêcher le pays de tourner.

C’est vrai que leurs déclarations sont en totale contradiction avec les déclarations alarmistes du président Temaru et du groupe UPLD à l’assemblée. Mais nous sommes depuis longtemps habitués à la cacophonie dans la majorité, où on dit facilement tout et son contraire.

Enfin, le nouveau ministre des Finances – qui sait visiblement tout faire – est sans aucun doute le plus qualifié pour juger de la situation. Nous pensons que les différentes déclarations de la majorité traduisent plutôt une certaine fébrilité face à un budget dont l’UPLD a pris conscience de la fragilité.

Et puis surtout, alors qu’elle se pavanait dans des certitudes d’être invincible à la faveur des derniers débauchages d’élus comme Temauri FOSTER, nous pensons que la majorité est particulièrement vexée d’avoir été prise « la main dans le pot de confiture ». Penser donc qu’il s’agissait là de son premier acte budgétaire et que loin de réussir la transformation de son essai, elle se plante littéralement, après avoir de surcroît connu de nombreux échecs dans la gestion du dossier controversé Te Autaeraeraa. L’accumulation de tels échecs en si peu de temps, sur des dossiers si importants, si emblématiques pour elle, ne peut que lui laisser un goût amer et un vif ressentiment.

Donc, on cherche déjà un bouc émissaire, au lieu de prendre ses responsabilités.

Le gouvernement était prévenu

On ne peut pas dire que nous avons pris le gouvernement au dépourvu.

Dès l’ouverture de la séance budgétaire, Gaston Flosse avait demandé à la majorité de repousser l’étude du budget et il avait argumenté en détaillant des points qui ne nous paraissaient pas sincères dans le budget ; tout au long de la discussion, les élus du Tahoeraa ont motivé leur opposition aux projets de lois qui nous étaient présentés et ont pointé du doigt les incohérences du budget.

Bien sûr, certains esprits chagrins ont pu interpréter notre position comme une simple volonté de déstabiliser le gouvernement. Mais je vous rappelle que nos critiques étaient partagées par d’autres élus de l’Assemblée, et que des critiques contre le budget sont même venues de la majorité. La critique était donc globale.

L’insistance de l’UPLD, à la suite du vote du budget, à intervenir auprès des médias pour démonter nos critiques, est l’illustration même que celles-ci avaient du poids, du sens, et qu’elles ont fait mouche.
Confortés dans notre analyse

Néanmoins, aucune de nos argumentations n’a été prise en compte au moment de la discussion budgétaire.

Il ne faut donc pas s’étonner que les textes soient déférés devant la juridiction administrative. Et la position du Tahoeraa est confortée, puisque nous ne sommes pas les seuls à avoir déposé des recours. Des responsables de milieux économiques ont également déposé des recours. Ce n’est donc pas une affaire politique. Nous avons eu raison et nous sommes confortés du fait que d’autres partagent notre analyse.

Evidemment, nous sommes également confortés par la décision du Haut-commissaire de déférer le budget devant la Chambre territoriale des comptes. Cette décision ne peut que nous rassurer sur la pertinence de nos critiques

Mais je voudrais tout de suite balayer les interprétations hâtive

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