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Les interventions

Le Jeudi 9 Novembre 2017
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Allocution de Mme Yolande VIRIAMU
Projet de délibération approuvant le projet d'avenant financier 2017 à la convention n40-12 du 07 mars 2012 relative au concours financier de l'Etat au développement de l'agriculture en Pol
Ia ora na, L'avenant qui nous est à présent demandé d'approuver pour l'exercice en cours le montant de l'aide de l'Etat pour le développement de notre secteur agricole à 450 000 euros, soit 53 699 284 francs. Le cadre de cette aide est formalisé par une convention de 2012 qui fixe le montant maximal annuel à 500 000 euros, soit plus de 59 millions de francs.

Les conditions d'utilisation de la subvention, rappelées par le rapporteur, sont essentiellement destinées à la rémunération de personnel, à de la formation, ou à des missions d'expertises, travaux de recherche ou d'étude.
De par la convention, le pays doit rendre un rapport détaillé de l'emploi de cette participation de l'Etat.
Nous n'en demandons pas tant, mais pour l'heure, serait-il possible d'obtenir des réponses aux questions posées lors de la commission législatives ? C'est à dire : 
- Sur le personnel du SDR parti à la retraite et non remplacé, notamment à Raiatea-Tahaa pour la régénération des cocoteraies ;
- Et sur l'étude du bois de Pinus qui a été effectuée à Rapa, et l'éventualité d'une formation pour des porteurs de projet, pour développer cette ressource ?
La politique agricole 2011-2020 qui avait été présentée par Monsieur Riveta à l'époque, a posé un cadre qui a été pensé en partie par les différents ministres avant lui, et poursuivi par les autres depuis. Cette politique, ainsi que la loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt conservent notre soutien.
Nous encourageons par ailleurs les agriculteurs à se tourner vers une agriculture durable, plus respectueuse de notre environnement. Notre Fenua est source de richesses, à nous de faire en sorte de les utiliser à bon escient.
L'agriculture biologique n'a pas encore convaincu une part assez importante de nos agriculteurs. Et d'autres modes de culture sont aujourd'hui mis en avant. Il serait, selon nous, opportun de s'adapter et de proposer des formations accessibles en permaculture, hydroponie, ou aquaponie qui est encore meilleure…
La jeunesse se lance de plus en plus dans ces pratiques et pensent même que la fin de l'agriculture conventionnelle est proche. Nous n'irions pas jusque là ! Mais si la jeunesse y croit, gageons qu'ils sauront faire bouger les choses !
L'actualité récente concernant les fournisseurs du groupe Carrefour est une preuve qu'il y a besoin de bousculer le secteur agricole !
La nouvelle mouvance entraîne les consommateurs à se tourner vers une alimentation plus saine. Ils recherchent alors des produits cultivés le plus naturellement possible.
Parlons maintenant du glyphosate et notamment de l'opération soutenue par le député Moetai Brotherson.
Le glyphosate est un herbicide largement utilisé dans l'agriculture, qui a été classé " probablement cancérogène " par le centre international de recherche sur le cancer. La commission européenne doit se pencher d'ici la fin de l'année, sur le renouvellement pour 10 ans, 7 ans ou 5 ans, de l'homologation de ce produit. Rien qu'au gouvernement central, la prise de position est mitigée. Et le parlement européen, dans son avis consultatif, s'est positionné pour l'interdiction de ce produit d'ici l'a fin de l'année 2022.
Pour notre part, nous ne  connaissons pas à ce jour l'importance de l'utilisation de ce produit sur le Fenua. Mais nous sommes convaincus que s'il est utilisé par nos agriculteurs, cela représenterait un risque pour eux, dans le sens où les consommateurs peuvent ne plus leur faire confiance.
Et c'est bien un point que vous avez mentionné dans le projet annuel de performance pour 2018 : " gagner la confiance du consommateur ". Car c'est bien lui, en bout de chaîne, qui décide ou non d'acheter les produits de nos agriculteurs.
Je vous remercie de votre attention. 
 

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