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Questions au Gouvernement

Le Jeudi 21 Juin 2012
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De René Temeharo à Charles Tetaria à propos du financement du RSPF
Selon les chiffres qui nous ont été fournis par le conseil d’administration de la CPS, le Pays était redevable au début juin de 2,4 milliards au titre des versements au Régime de solidarité (RSPF).Le Pays n’étant pas capable d’assumer ses responsabilités vis-à-vis de la CPS, cela engendre des difficultés en chaine, et aujourd’hui, c’est le Centre hospitalier de Polynésie française qui doit faire face à des difficultés de financement.

 En effet, faute de pouvoir toucher de la part du Pays l’intégralité des sommes dues, la CPS se trouve également en difficulté pour honorer ses propres engagements. Ainsi, à ce jour, la CPS doit environ 2 milliards au CHPF, dont 1,2 milliard au titre du RSPF.

 Heureusement que la CPS n’a pas prêté d’argent au Pays !

 Selon les projections faites, le déficit prévisionnel du CHPF devrait s’élever à 3 milliards à la clôture de l’exercice si rien n’est fait pour inverser la tendance. Or, la direction de l’hôpital n’a pu obtenir aucune assurance de la part de vos services ni de ceux de votre collègue en charge des Finances, les techniciens avançant que la trésorerie du Pays, même si elle devait être abondée par un surcroît hypothétique de finances de la part de l’Etat, ne permettra pas de régler les arriérés avant la fin de cette année.

 La situation est aujourd’hui critique puisque, à l’image du Pays, le CHPF en est réduit aujourd’hui à donner priorité au paiement des salaires tandis que les fournisseurs ne sont plus réglés. Le risque est aujourd’hui réel que ces fournisseurs, à défaut d’être payés, n’honorent plus les commandes. C’est déjà cette épée de Damoclès qui pèse sur les 400 dialysés polynésiens. C’est aussi une menace pour grand nombre d’entreprises locales.

 Nous savons tous que le système de santé dans nos îles est totalement sinistré. Aujourd’hui, c’est donc notre hôpital général qui est gravement touché, au moment où les patients affluent en raison du conflit avec les médecins libéraux, et par voie de conséquence tout un pan de l’économie locale.

 Aussi, Monsieur le Ministre, nous attendons de votre part que vous nous expliquiez quelles mesures le gouvernement entend prendre en urgence afin d’éviter la faillite sanitaire dans notre Pays et la faillite de certains fournisseurs du CHPF.

 Je vous remercie de votre attention

 

 

 

 

René TEMEHARO                                                                         Edouard FRITCH

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