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Le Mercredi 31 Janvier 2018
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Grand Conseil du Tahoeraa Huiraatira
Gaston Flosse : "Je reste tête de liste"
Plus de 300 personnes membres du Grand Conseil du Tahoeraa Huiraatira se sont retrouvées jeudi soir dans la grande salle du Tahiti Pearl Beach Resort d'Arue. Parmi les nombreux points evoqués de l'ordre du jour, le Président de notre mouvement Gaston Flosse a insisté sur sa volonté de mener la liste du Tahoeraa Huiraatira à la victoire. Plus que jamais la mobilisation générale a sonné pour tous les sympathisants et militants orange. Nous vous laissons découvrir ci-dessous quelques extraits du discours de Gaston Flosse.

" Chers compagnons, Mes Chers amis, Je suis heureux que nous puissions nous retrouver ce soir.
Bien des évènements se sont produits depuis notre dernière rencontre. Vous avez pu suivre la plupart d'entre eux par l'intermédiaire des médias.
Je retiens de tout ceci une chose : le Tahoera'a Huiraatira est bien là et toujours là, c'est lui qui donne le tempo de la campagne. On en parle, il occupe le devant de la scène et ceux qui pensaient que nous étions finis en sont pour leurs frais.
Nous ne sommes pas comme ce parti qui fut considéré, à tort donc, comme un grand parti. En effet aujourd'hui il se retrouve en manque, en manque de candidats. Il est obligé de lancer un appel à candidatures par presse interposée. Vous pensez sûrement à Teiva Manutahi, ou à Jacky Bryant, non, ni l'un, ni l'autre. Il s'agit de Moetai qui pour le compte de son beau-père Oscar Temaru, est à la recherche de candidats. Pauvre Tavini, il est tombé bien bas.
C'est vrai que j'aurai aimé que l'on parle de nous dans d'autres circonstances, notamment sur la question judiciaire, mais à bien y regarder tout n'est pas si négatif que ça.
Le peuple a compris que l'Etat veut éliminer par tous les moyens le Tahoeraa Huiraatira et son Président Gaston Flosse. D'ailleurs son représentant le dit à qui veut l'entendre.
A une certaine époque, il y a une cinquantaine d'années, on exilait loin de son Pays, celui qui pouvait gêner le Grand Projet de l'Etat. De nos jours, cette pratique est impossible. Le peuple se révolterait.
Aujourd'hui, pour jeter dehors ceux qui refusent de collaborer, on a inventé pour eux l'inéligibilité. Ainsi les toutous de l'Etat auront plus de chance d'être élus et de continuer à le servir.
J'en sais quelque chose, j'ai été ce citron qui a été pressé jusqu'à la dernière goutte, puis que l'on a jeté à la poubelle, pire on l'a jeté en prison. Que voulez-vous ! C'est un ordre venu de Paris : " Je suis là pour leur rentrer dans le chou. "
A part nos pères, nombreux, morts pour la défendre, je pense que personne n'a autant servi la France, la mère patrie, te hau metua, que moi.
Je ne le regrette pas, c'était mon devoir et c'était aussi l'intérêt de mon peuple et de mon Pays que je défendais.
Je voudrais vous entretenir ce soir de trois points :
-        ma situation judiciaire,
-        les prochaines élections qui nous rassemblent,
-        et mon retour d'Abu Dhabi.
 
En ce qui concerne ma situation judiciaire ça continue, croyez bien qu'elle occupe mon esprit bien évidemment. Mais rassurez-vous, elle ne m'empêche pas de dormir. Vous le savez, le juge a rendu la semaine dernière une décision qui n'est pas une surprise.
Il a décidé de suivre les arguments du parquet général son patron et de me déclarer inéligible encore jusqu'en 2019, alors que je viens d'achever une peine de trois ans d'inéligibilité. Le juge cumule en fait deux peines d'inéligibilité, celle que je viens d'achever pour cette affaire d'emplois fictifs que j'ai toujours contestés, et celle de deux ans dans l'affaire du SED. Pour le juge cela fait au total cinq ans d'inéligibilité, soit le maximum prévu par la loi. Il fallait s'y attendre.
Mon avocat, Maître François Quinquis, considère que le juge à tort et que les deux peines ne se cumulent pas, mais qu'elles s'exécutent chacune à partir du moment où elles ont été prononcées, ce qui est logique et conforme au droit. De fait, la peine de deux ans que je devrais encore effecteur, serait en réalité déjà couverte par celle de trois ans qui vient de s'achever.
Maître Quinquis pense donc que je suis à nouveau éligible et en situation de conduire la liste du Tahoera'a Huiraatira. Le juge pense le contraire mais c'est lui qui décide. C'est la démocratie nouvelle.

Nous avons donc décidé de contester la décision du juge et de nous pourvoir en cassation. Nous sommes persuadés que les juges de la cour de cassation seront sans aucun doute plus neutres pour dire le droit en ce qui concerne Gaston Flosse. Ne préjugeons pas, attendons, mais François Quinquis est confiant et pense que nous avons une chance d'être entendus. D'ailleurs il s'adressera directement à vous.

J'espère que la cour de cassation se prononcera avant la date limite de dépôt des candidatures le 26 mars.
Je reste tête de liste
Si par extraordinaire elle ne le faisait pas, Maître Quinquis recommande que nous déposions notre liste en l'état, et que je reste tête de liste. Il met en avant le fait que nous avons saisi la cour de cassation et que nous sommes donc toujours en attente de sa décision. La procédure n'est donc pas achevée et tant qu'elle n'est pas arrivée à son terme, la décision du juge est suspendue. Dans ce cas il s'attend à un recours devant le tribunal administratif, mais c'est la cour de cassation qui aura le dernier mot, puisqu'elle est saisie, et tant qu'elle n'a pas statué, je reste tête de liste quand bien même le juge de Papeete m'a déclaré inéligible. Voilà où nous en sommes aujourd'hui sur ce point.

De tout ceci, retenez une chose, je reste tête de liste du Tahoeraa Huiraatira et que je conduirais notre liste.

Mais cette situation, si elle est contrariante, ne nous empêche pas de travailler et d'avancer dans notre campagne électorale en vue des élections territoriales du 22 avril prochain. Cinq années se sont déjà écoulées depuis le scrutin de 2013 et notre belle victoire à laquelle personne ne croyait à l'époque. Personne n'imaginait non plus que notre famille, que notre Tahoera'a Huiraatira se déchirerait une fois Edouard élu pour me remplacer et surtout qu'il multiplierait autant les manœuvres et les coups bas pour me sortir et tenter de s'emparer de notre mouvement ; Sur ce point il a échoué. Mais tout cela est du passé.
Ce que je dis, je le fais..."

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