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Le Vendredi 6 Octobre 2017
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Le Tahoeraa Huiraatira a soufflé ses 40 bougies
Ayons la foi de poursuivre ensemble notre belle aventure et ensemble nous reconstruirons notre Pays.
Plus de trois milles personnes se sont retrouvées vendredi soir dans les jardins de la Mairie de Papeete pour fêter avec fastes les 40 années du Tahoeraa Huiraatira, mais également les 60 années de vie Politique de notre Président Gaston Flosse. Le matin même, la nouvelle permanence a été inaugurée et le soir venu, le drapeau du Fei flottait sur le devant de la mairie de Papeete.

Le spectacle était à la hauteur de l'évènement, avec de superbes chants et danses marquisiens, des danses des mamas sans oublier le talent de Rocky Gobrait qui interprétait le King à la plus grande joie du public.
Notre Président, entouré des ténors de notre mouvement, a pris la parole afin de relater les 40 années du Tahoeraa Huiraatira.  Gaston Flosse n'a pas manqué de " remercier tous ceux qui sont restés fidèles à notre Tahoeraa Huiraatira " avant de poursuivre " Nous avons entrepris un vaste travail de reconstruction et de renouvellement de notre parti. Aujourd'hui nous mettons le Tahoeraa Huiraatira en ordre de bataille et lui donnons les chances de gagner aux élections territoriales en 2018.  Ayons la foi de poursuivre ensemble notre belle aventure et ensemble nous reconstruirons notre Pays. "
L'aventure est loin d'être terminée, mais en attendant, notre Président Gaston Flosse a soufflé les 40 bougies d'un magnifique gâteau surmonté du logo. Le Tahoeraa Huiraatira est bien le seul parti politique qui a une vision d'avenir avec la capacité de redresser la situation économique de notre Pays à travers des grands projets créateurs d'emplois. Le Tahoeraa Huiraatira est l'espoir des Polynésiens pour une avoir un travail, un fare, une famille…
Cette fête d'anniversaire s'est terminée tard dans la soirée après que notre Leader ait ouvert le bal avec sa compagne Pascale Haiti.

 

Discours du Président Gaston Flosse


Chers compagnons, Très chers amis,
Bonsoir,

Merci d'avoir répondu si nombreux à notre invitation. Ensemble nous fêtons le 40ème anniversaire de notre seconde famille : le Tahoeraa Huiraatira.

C'est un moment d'émotion pour moi ce soir. Il y a quelques mois, le 24 juin dernier, je fêtais mon 86e anniversaire. Si l'on m'avait dit un jour, lorsque j'étais encore jeune, que je serais encore parmi vous ce soir, je n'y aurais pas cru. Pourtant je suis là, je suis avec vous, jusqu'à mon dernier souffle je serai avec vous, à la place que vous déciderez.
Merci Seigneur de réunir toute la famille Tahoeraa Huiraatira. Je voudrais d'abord avoir une pensée pour celle qui m'accompagne sur un chemin que j'aurais souhaité moins rude. Je veux parler de ma chère Pascale. Elle est à mes côtés chaque instant, elle m'encourage, me pousse encore et toujours, s'occupe d'une multitude de détails.
Ce n'est pas tous les jours facile pour elle, j'en suis conscient. Je lui dois beaucoup et je voudrais lui dire ce soir toute ma reconnaissance. Du fond du cœur merci Pascale.
C'est à elle et à l'équipe du Tahoeraa Huiraatira que nous devons la réussite de notre fête de ce soir. Merci également à mes enfants, mes petits enfants qui m'entourent de leur délicate affection.

Je voudrais aussi vous dire que sans le soutien de la prière, je ne serais sûrement pas parvenu jusqu'à ce jour. Si j'ai pu résister aux nombreuses épreuves et aux multiples trahisons, c'est parce que j'ai toujours trouvé ma force dans la foi en notre Seigneur. C'est d'ailleurs cette foi que j'ai mis en avant en 2013 en choisissant pour slogan: la foi de reconstruire ensemble.

Il fallait une bonne dose de foi pour repartir au combat et espérer gagner à une époque où plus personne ne pariait sur le Tahoera'a Huiraatira. Et nous avons gagné.
C'est au Seigneur que va ma reconnaissance pour toutes ces années de vie politique. Croyez-moi, ce n'est pas tous les jours facile de faire de la politique, d'encaisser des coups, d'en donner également, et de vivre sa foi, de pardonner. Parfois l'idée de tout arrêter a traversé mon esprit, mais ces moments de découragement n'ont jamais duré, bien au contraire. J'ai trouvé de la force dans l'adversité, et j'ai prié, pour pouvoir continuer, en pensant à mon pays, en pensant à vous.

Je me suis dit, tant que je peux être utile, tant qu'on me fait encore confiance, je ne dois pas les abandonner.

En réalité nous fêtons ensemble un double anniversaire, tout d'abord celui de notre Tahoera'a Huiraatira dont nous célébrons le 40e anniversaire aujourd'hui. Nous fêtons aussi celui de mes 60 ans de vie politique, puisque je me suis lancé en politique, en 1957.
Cette année là, en 1957, je m'étais engagé sur la liste France-Tahiti menée par Walter GRAND alors Président de l'Assemblée Territoriale lors des élections du 3 novembre 1957. Ce fut un échec, un échec cuisant. Aucun élu de notre liste.
C'est cette défaite qui m'a conduit à relever le défi et à me lancer en politique. Notre pays connaissait une période assez troublée, marquée par les années d'après-guerre et par l'échec de l'expérience de la loi cadre-Deferre de 1957. Cette loi était conçue pour préparer les colonies d'Afrique à l'indépendance. Cette loi n'était pas faite pour nous.
Cependant elle avait permis à Pouvana'a a OOPA d'être Premier ministre du gouvernement. Cela n'avait duré qu'un an heureusement.
En raison de leur incompétence à mettre en œuvre la nouvelle loi Deferre, la majorité de l'Assemblée demande au Gouvernement de la République le retour à l'ancien statut. Ce qui fut accepté par la France. Quelle tristesse !
Mais nous avons tous craint à l'époque, que cette expérience dangereuse, en pleine période de décolonisation française, ne conduise notre pays sur la voie de l'indépendance.
Ces évènements sont majeurs dans ma vie politique et nourrissent mon combat, le combat  de toute ma vie : que notre Pays devienne un Pays autonome, dans la France, tout en étant respecté et reconnu au sein des institutions de la République.
Ce combat est celui du Tahoera'a Huiraatira le parti qui a créé l'autonomie en 1984. Il rassemble les autonomistes de notre Pays, les vrais, autour de cet objectif.
Ceux qui me connaissent et me suivent depuis toutes ces années savent combien l'histoire du Tahoera'a Huiraatira est intimement lié à ma propre histoire.
Faisons un petit voyage dans le temps. A cette époque, de 1949 à 1953, la Polynésie française était les Etablissements français d'Océanie, les EFO.
Les institutions représentatives des EFO sont tenues par le RDPT, de Pouvana'a a OOPA.
L'opposition au RDPT est principalement menée par Rudy BAMBRIDGE qui crée l'Union tahitienne.

Au début de 1958, l'Union tahitienne, se rapproche des gaullistes à la faveur du référendum pour lequel nous votons OUI. Pouvana'a lui appelle à voter NON.
Notre mouvement est restructuré en 1958 et devient l'Union tahitienne démocratique, l'UTD. Rudy BAMBRIDGE en est le président. Il est rejoint par Frantz VANIZETTE, qui sera secrétaire général, Alfred POROI, le maire de Papeete, Gérald COPPENRATH, Nédo SALMON, Georges LEBOUCHER et de bien d'autres.
La même année, en mai-juin 1958, le Général de GAULLE arrive au pouvoir à Paris et cette situation va nous porter au plan local. Gérald COPPENRATH est élu sénateur en juin 1958, et le RDPT est affaiblit en octobre 1958 par l'arrestation de Pouvana'a a OOPA qui est accusé à tort d'avoir voulu mettre le feu à la ville de Papeete.
L'UTD est associée au parti gaulliste : l'UNR et devient officiellement, l'UTD-UNR, le 7 juillet 1962.

En 1963, je me présente comme chef de district de Pirae et je suis élu de justesse. J'ai alors 32 ans. Deux ans plus tard, en 1965, Pirae et Faa'a, sont érigés en communes et je me présente aux élections municipales, que je remporte. Je resterai maire de Pirae durant 35 ans, jusqu'au 10 mars 2000. Je décide alors de démissionner et laisser ma place à Edouard Fritch. C'est ma première erreur politique, en effet, après seulement une mandature, Edouard perd Pirae devant Béatrice Vernaudon.  Que voulez-vous, j'avais confiance en lui.

En 1967, il y a 50 ans, je suis élu pour la première fois à l'Assemblée. Je serai élu sans discontinuer jusqu'à ce que je sois déclaré inéligible en 2014, soit durant 37 ans.

En mars 1986 le Premier Ministre Jacques CHIRAC me fait l'honneur de me nommer Secrétaire d'Etat chargé du Pacifique sud.
Le premier Polynésien qui siège dans le Gouvernement de la République. Quel honneur pour notre Pays !
Chacun s'en souvient c'est à cette époque, lorsque Alexandre LEONTIEFF me remplace, qu'il essaya de faire un putsch et de prendre le contrôle du parti. Mais il échoua.
Le 24 juillet 1971, Rudy BAMBRIDGE démissionne et me désigne pour le succéder à la présidence de l'UT-UDR.
L'UT-UDR se renforce et j'entre au conseil de Gouvernement en 1975 comme Conseiller. C'est à cette époque que Francis SANFORD et John TEARIKI militent pour ce qu'ils ont appelé l'autonomie. J'ai combattu ce projet à l'époque, c'est vrai, pourquoi ? Parce que Francis SANFORD et ses amis faisaient de leur autonomie  le tremplin vers l'indépendance. C'était selon eux l'antichambre de l'indépendance, une étape intermédiaire, mais obligatoire avant l'indépendance. Nous étions opposés à cette autonomie là, l'autonomie qui mène à l'indépendance.
C'est ce combat qui me conduira à créer notre propre parti.
Le 6 mai 1977 notre Tahoera'a Huiraatira est créé, pour affirmer haut et clair le maintien de la Polynésie dans la France et faire reconnaître sa place dans la République au travers d'institutions qui lui soient propres et stables.
Un autre événement vient conforter mon projet de créer mon propre parti.
En 1976, je participe à la création du RPR aux côtés de Jacques CHIRAC.
Nous sommes alors que quelques-uns réunis autour de lui.
C'est dans un petit village de la Corrèze à Egletons que nous avons pris la décision de créer un grand rassemblement national pour porter le projet politique et les idées du Général De GAULLE. L'UDR devient le RPR dont je suis membre fondateur. Son symbole sera la Croix de Lorraine. Le RPR est officiellement créé le 5 décembre 1976 devant 50.000 militants réunis Porte de Versailles à Paris. C'était un grand moment.
Et c'est pour porter en Polynésie les couleurs de ce grand parti républicain et gaulliste que présidait Jacques CHIRAC que j'ai également créé le Tahoera'a Huiraatira.


Le 7 mai 1977, avec des amis et des compagnons nous composons le bureau exécutif de notre mouvement.

Je suis désigné président du Tahoera'a Huiraatira, et voici ceux qui étaient avec moi.

• Gaston GRAFFE est le 1er vice-président,
• Alexandre LEONTIEFF le second, vice-président,
• Guy BRAULT le troisième vice-président,
• Calixte JOUETTE, le quatrième vice-président.
• Louis SAVOIE secrétaire général,
• Etienne RAAPOTO, Secrétaire Général Adjoint
• Georges KELLY, Trésorier
• Robert WOHLER, Trésorier Adjoint
• Assesseurs : Jacky TEUIRA,
• Joseph LEHARTEL,
• Franklin BROTHERSON,
• Tuianu LE GAYIC,
• et Roland GARRIGOU,

Plusieurs nous ont quittés, et reposent en paix, une moitié est encore en vie.
J'ai une pensée émue pour eux ce soir.


Notre nouveau parti créé, nous décidons naturellement de nous lancer dans la bataille des élections territoriales du 29 mai 1977. Mais nous ne parvenons pas à nous imposer.
Notre parti est encore trop jeune et c'est Francis SANFORD qui gagne les élections territoriales de 1977 avec son parti le E'a Api associé au Front Uni. Mais nous ne baissons pas les bras. Se profilent à l'horizon les élections législatives. Je me présente et je suis élu député le 12 mars 1978, avec Jean Juventin du Here Aia dans l'autre circonscription. A partir de ce moment là, je serais élu quatre fois à l'Assemblé nationale, en 1978, 1981, 1986, 1993.
5 ans plus tard, en 1982, le Tahoera'a Huiraatira se lance dans la bataille des territoriales. Cette fois les choses sont différentes par rapport à 1977, d'autant que le bilan du premier gouvernement SANFORD est loin de convaincre les Polynésiens. Seul Francis SANFORD parvient à sauver son siège.


Cette élection signe la première grande victoire électorale du Tahoera'a Huiraatira.
Je suis élu vice-président du Conseil de Gouvernement en remplacement de Francis SANFORD.
A cette époque, le président du gouvernement était encore le gouverneur.
C'est ce qui m'a toujours fait dire que le statut de l'époque n'était pas l'autonomie. Pour moi, l'autonomie ne pourra exister que lorsqu'un élu Polynésien présidera un vrai gouvernement avec des ministres et qu'il deviendra chef de l'exécutif à la place du gouverneur.
C'est ce qui m'a, poussé à remplacer le statut Francis SANFORD par un véritable statut d'autonomie. C'est ainsi qu'en 1984 après deux années d'intenses négociations avec l'Etat, François MITTERAND était président de la République, nous obtenons le statut d'autonomie de 1984 qui sera le nôtre jusqu'en 2004, date à laquelle nous ferons franchir à notre autonomie une nouvelle et importante étape grâce à Jacques CHIRAC. Cette large autonomie de 2004 et jusqu'à aujourd'hui est encore l'œuvre du seul Tahoera'a Huiraatira.

Tout se déroule bien pour notre parti. Le Tahoera'a Huiraatira remporte toutes les élections haut la main durant 20 ans. En 2004. nous gagnons ces élections.
En effet, nous obtenons 10.000 voix de plus que l'UPLD au soir du second tour des élections territoriales.
Les résultats donnent 28 sièges au Tahoeraa, 27 sièges à l'UPLD et 2 sièges aux autonomistes Nicole BOUTEAU et Philip SCHYLE.
Nos deux autonomistes refusent l'alliance avec le Tahoera'a Huiraatira, Nicole BOUTEAU et Philip SCHYLE portent Oscar TEMARU à la Présidence de la Polynésie française.
C'est la première fois dans l'histoire de notre Pays qu'un indépendantiste préside l'exécutif.


L'année sombre, celle du Taui.
Oscar TEMARU endosse l'habit de l'autonomie du Tahoeraa Huiraatira très à l'aise, à tel point qu'il donnait l'impression d'avoir oublié son indépendance. L'autonomie lui convenait tout à fait.


Des élections anticipées sont organisées à la faveur de l'entrée en application du nouveau statut d'autonomie.
Nous entrons dans une période difficile. Le Tahoera'a Huiraatira conteste le résultat, le tribunal nous donne raison et invalide les élections aux IDV. Les élections ont lieu et nous gagnons cette fois très nettement.
Nous revenons au pouvoir en octobre 2005, mais l'UPLD refuse le verdict des urnes et Oscar TEMARU occupe la présidence et de nombreux bâtiments publics, y compris d'Etat pour nous empêcher d'y revenir.
La Présidence et le Gouvernement sont obligés d'émigrer au CESC.
La tension est à son maximum et l'Etat lui-même craint un risque d'embrasement.
Mais le plus grave, c'est la division extrême de notre population. Division qui pénètre jusque dans les familles. Il faut trouver une solution.
Et c'est ainsi que naît l'idée du 7/7/7, encore un 7, chiffre qui suit l'histoire du Tahoera'a Huiraatira qui a été fondé le 7 mai 1977.

Ce jour là nous nous rencontrons avec Oscar TEMARU, nous décidons d'enterrer la hache de guerre et nous signons un accord pour tenter de gouverner ensemble et mettre de côté nos divisions idéologiques.
Edouard FRITCH était à mes côtés il a approuvé l'alliance et il a signé avec moi cet accord entre Oscar TEMARU et nous.
Cette démarche pour la Paix a réussi. La Paix s'installe à tous les niveaux de notre société. Elle était devenue indispensable entre autonomistes et indépendantistes.
Malheureusement elle n'a pas duré longtemps, mais elle a eut le mérite de nous faire connaître les uns les autres, de nous apprendre à travailler ensemble et de faire baisser la défiance mutuelle.
Les adversaires de cette force politique feignent de cacher que ce partenariat Tahoeraa Huiraatira et UPLD a évité à notre Pays, une violence jamais égalée.
Le 26 février 2008 nous faisons liste commune avec l'UPLD sous le nom U.D.S.P Union pour le développement, la stabilité et la paix. Notre défaite est cuisante car notre union est mal comprise.

Soutenue avec force par l'Etat qui comme d'habitude n'a rien compris, c'est la coalition de Gaston TONG SANG qui l'emporte, le : Porinetia To'u Ai'a, qui restera une étoile filante dans le paysage politique polynésien.
On m'a beaucoup reproché ce 7/7/7 et certains me diabolisent encore avec ça. Le Tahoera'a Huiraatira l'a payé cher politiquement et il nous a valu une longue traversée du désert avec une défaite sévère en 2008.
Il faut remettre cette décision dans son contexte et avec le recul je ne la regrette pas. Si nous n'avions pas fait la paix, que se serait-il passé ? Qui peut le dire ?
Et puis, parmi ceux qui aujourd'hui se disent les vrais autonomistes, lequel ou laquelle d'entre eux, n'a pas un jour de leur mandat servi Oscar TEMARU ?
Il faudra attendre les législatives de 2012, puis les territoriales du 5 mai 2013 pour que le Tahoera'a Huiraatira revienne en force et gagne à nouveau les élections. C'est même le grand chelem , puisque nous gagnons les 3 députés, nous remportons 38 représentants sur 57 lors des territoriales de 2013, lors des élections municipales de 2014 nous obtenons 36 communes sur 47 et les deux sénateurs.

Ce beau retour du Tahoera'a Huiraatira consacrait la revanche sur ces années du Taui qui auront marqué le recul, la crise dans notre Pays.
Les Polynésiens voulaient le retour du Tahoera'a Huiraatira car il savaient que nous étions les seuls à pouvoir redresser le Pays.
Aujourd'hui, tout ce travail réalisé ensemble, est anéanti, il ne reste rien. Le 5 septembre 2014, je suis définitivement rendu inéligible et comme je m'étais engagé, le Tahoeraa Huiraatira à l'unanimité vote pour Edouard FRITCH. Il est élu président à ma place et la suite ne se déroulera pas comme c'était convenu. En effet, personne ne savait qu'il avait déjà préparé son putsch avant son élection à la Présidence. A ce moment là il avait réussi à traîner derrière lui 13 représentants, 13 traîtres du Tahoeraa Huiraatira. Son projet était de s'accaparer du Tahoeraa Huiraatira et de me jeter dehors. Mais il ne réussira pas.
Cependant devenu Président il continue et même jusqu'à ces derniers jours, à faire main basse sur notre Tahoeraa Huiraatira.
Ma deuxième grande erreur politique avait été de lui offrir la Présidence de la Polynésie mais encore une fois j'avais confiance en lui.
" Je lui aurai donné la communion sans confession ". A ce jour 24 traîtres l'ont suivi ainsi que deux députés.
Il ira jusqu'à me traîner devant les tribunaux pour contester ma présidence du Tahoeraa Huiraatira mais il perdra. Au terme d'une crise qui laissera des marques profondes, nous parvenons à préserver notre parti et à le reconstruire.
Oublions tout celà, tournons la page et allons de l'avant.
Malgré tout, nos résultats électoraux restent satisfaisants. Ils montrent que le Tahoera'a Huiraatira compte toujours sur la scène politique et reste une force politique de premier plan.

Nous avons entrepris un vaste travail de reconstruction et de renouvellement de notre parti. Aujourd'hui nous mettons le Tahoeraa Huiraatira en ordre de bataille et lui donnons les chances de gagner aux élections territoriales en 2018.
Ce travail nous l'avons commencé ce matin, par l'inauguration du siège du Tahoeraa Huiraatira. Enfin ! Nous avons notre propre maison, grâce à Raymond WOHLER que je vous demande d'applaudir bien fort.

Placée en plein centre de Papeete face au marché, nous disposons d'un espace d'environ cent cinquante mètres carrés. Avec l'équipe du Tahoeraa Huiraatira, nous sommes installés chez nous.
Je remercie les ouvriers, les mamas, les jeunes, tous bénévoles qui ont apporté leur contribution à la réalisation de notre rêve. Merci aux deux responsables du chantier : Michel TEIKIAKATOUA et Jacques KAIHA et à tous les ouvriers. Ils n'ont pas ménagé leur peine. Je leur dis bravo et merci.
Seuls deux partis politiques possèdent un siège : le Here Ai'a et le Tahoeraa Huiraatira.
En quarante ans nous avons traversé des années difficiles, mais nous nous sommes toujours relevés et nous avons toujours fini par gagner. La population sait que le Tahoera'a Huiraatira dit ce qu'il fait et fait ce qu'il dit.
Ils ont confiance en nous, en notre capacité de travail.
Le Tahoera'a Huiraatira c'est bien sûr l'autonomie que nous avons su instaurer et faire grandir, j'en ai déjà parlé.

Mais c'est aussi le développement économique de notre pays, les grands projets, la construction des infrastructures et des outils nécessaires au développement, y compris dans les archipels.
Notre hôpital moderne, notre compagnie aérienne ATN, notre chaîne de télévision TNTV, plus de quarante pistes d'aérodromes construites dans les îles, la rénovation du port de Papeete, pour ne citer qu'eux. La mutation de notre économie après la fin du CEP, le fonds de reconversion, c'est nous qui l'avons réalisé.
Le Tahoera'a Huiraatira a toujours été proche de la population, proche des plus démunis. La PSG, le RST c'est toujours nous, soucieux du bien être de tous. La politique du logement social, les dispositifs d'aide à l'emploi, l'accès à l'éducation pour tous et à la santé, tout cela et tant d'autres choses encore, c'est l'œuvre du Tahoera'a Huiraatira. La liste de nos réalisations serait trop longue à énumérer ici.
Tout cela, c'est notre héritage, en commun, c'est le résultat du travail depuis quatre décennies, le fruit de la vision commune que nous avons construite pour notre Pays. Merci encore pour votre confiance.

Je sais que notre population n'oublie rien de tout cela. Elle sait la part que notre parti a apporté dans la construction de la Polynésie moderne.
Aucun autre parti n'a fait autant que nous pour notre Pays d'ailleurs à part l'UPLD tous les autres partis ont disparu : Fetia Api, Rautahi, celui de Nicole BOUTEAU, A Ti'a Porinetia, Porinetia To'u Ai'a etc….
C'est pourquoi, je reste confiant pour l'année prochaine.
Je remercie tous ceux qui sont restés fidèles à notre Tahoera'a Huiraatira, ceux qui ont fait un bout de chemin avec nous dans le passé, ceux qui nous rejoignent à Tahaa, à Tautira pour continuer ensemble.
Chacun a apporté sa pierre. C'est grâce à cette contribution de chacun c'est grâce à vous que nous sommes réunis ensemble ce soir.
Ayons la foi de poursuivre ensemble notre belle aventure et ensemble nous reconstruirons notre Pays.
Du fond du cœur je vous remercie d'être là ce soir pour cette grande fête du Tahoeraa Huiraatira. Je vous embrasse toutes et tous. Que Dieu bénisse notre Pays, bénisse le Tahoeraa Huiraatira et vous bénisse.

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