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Conférences de Presse

Le Mardi 10 Juillet 2007
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Conférence de presse du Président de l´Assemblée
 C'est dans la salle des commissions de l'Assemblée de Polynésie que le Président de l'Institution  Edouard Fritch a présenté à la presse le bilan de la session administrative.
Comme vous le savez, la session administrative de l'Assemblée s'est achevée hier avec la délégation à la Commission permanente.C'était ma première session en tant que Président de l'institution. J'ai donc souhaité faire avec vous un bilan de ces trois mois de travail, au sein de l'hémicycle, mais également au cœur même de l'Institution....

L'information du bureau

D'abord, et comme vous vous en souvenez certainement, j'ai souhaité, dès mon élection, valoriser le travail du bureau de notre Assemblée. Pour la première fois dans l'histoire de notre institution, j'ai procédé à l'installation solennelle du bureau et j'ai souhaité que ses membres soient associés de près aux décisions touchant le quotidien du fonctionnement de l'Assemblée.

Nous avons arrêté le principe d'une réunion mensuelle du bureau, ce qui me permet d'informer et de consulter mes collègues sur les décisions qui doivent être prises. Vous le savez, le président de l'Assemblée n'a pas seulement un rôle politique, il a aussi la charge du bon fonctionnement des services administratifs de l'institution. En cela, j'ai souhaité que le bureau, où sont représentés tous les groupes politiques ait aussi un droit de regard.

Par ailleurs, et c'est également une nouveauté, j'ai fait en sorte que chaque membre du bureau puisse disposer d'un local, car il n'est pas pensable que l'on occupe des fonctions importantes au sein de notre assemblée et qu'on ne puisse pas disposer d'un bureau.

De même, j'ai fait en sorte que les élus non-inscrits, puissent également disposer d'un bureau. C'était le cas pour les groupes constitués, mais les élus non-inscrits n'avaient pas de lieu pour se réunir.

Voilà pour les grandes lignes du fonctionnement sur lesquelles je voulais insister.

Epuiser tous les textes en retard

Maintenant, pour ce qui concerne le bilan proprement dit de l'activité législative, vous aurez remarqué que nous n'avons pas pris le temps de chômer, surtout ces dernières semaines.

C'est vrai que nous avons, en trois semaines, eu à étudier un très grand nombre de dossiers, 59 au total, et il semble que le groupe UPLD ait eu des reproches à me faire sur ce rythme.

D'abord, d'un commun accord, nous avons estimé qu'il était difficile de réunir fréquemment notre assemblée pendant la campagne de l'élection législative. Donc, tout ce temps de campagne n'a pas pu être mis à profit pour traiter les dossiers qui nous étaient soumis par le gouvernement.

Ensuite, et il faut bien le dire, l'Assemblée a dû se mettre à jour de tous le textes qui avaient été transmis, et pour certains depuis presque un an, mais qui n'avaient pas encore été inscrits à l'ordre du jour. C'est le cas notamment de très nombreux comptes administratifs et financiers, qui sont souvent traités par la commission permanente. Mais vous vous souvenez que la présidente de la commission permanente, Mme Véronique Amo, a du quitter l'Assemblée après le changement de gouvernement et que Mme Sabrina Birk, qui aurait du assurer l'intérim, a refusé de convoquer sa commission estimant qu'elle n'avait pas les moyens de la faire fonctionner par ce qu'elle ne pouvait pas disposer des crédits collaborateurs ni de la voiture de fonction.

Donc, nous avions un grand nombre de dossiers en stock. Par ailleurs, nous avons reçu du gouvernement des textes assez importants: je pense au dossier des mareyeurs, à la reconnaissance des diplômes de la formation professionnels, aux dispositions sur le travail des handicapés, ou bien aux lois fiscales.

Tous ces dossiers sont importants, et ils ne pouvaient pas attendre. Voilà comment nous nous sommes retrouvés avec 35 dossiers pour cette troisième séance de la session qui a duré trois semaines.

Bonne tenue des débats

Certains, effectivement, on pu estimer que ce plan de charge était trop lourd. C'est vrai que notre rythme de travail a tranché avec ce qui se faisait auparavant. Mais, dès mon élection, je m'étais engagé auprès du Président Tong Sang à inscrire en séance tous les dossiers dès qu'ils nous seraient transmis. J'ai tenu parole!

Par ailleurs, je tiens à féliciter mes collègues pour la tenue des débats. Bien sûr, nous avons eu le droit à des joutes politiques, mais j'estime que, depuis que j'ai mis les choses au clair sur les propos insultants ou racistes, il n'y a pas eu de dérapage. Je suis donc satisfait d'avoir été entendu, et j'espère que nous pourrons continuer à travailler dans cet état d'esprit.

Je voudrai aussi dire à mes collègues de l'UPLD qu'ils ont parfois de bonnes idées et propositions. Mais un bon travail de législateur, ce n'est pas seulement de faire des déclarations d'intention en séance. S'ils veulent soumettre au débat certaines de leurs idées, il existe une procédure: ils n'ont qu'à rédiger des propositions de délibération à soumettre au débat, ou bien, à nous proposer des amendements sur les textes qui viennent du gouvernement. Quand nous en serons à ce stade, je serai comblé.
Maintenant, les représentants devraient pouvoir être libérés jusqu'à la fin du mois de juillet, à moins que le Président de la Polynésie française souhaite nous convoquer pour une session extraordinaire.

Selon mes informations, le collectif budgétaire ne devrait pas nous être transmis avant la fin de ce mois, donc nous aurons certainement à nous retrouver au début du mois d'août.

Il y a également le projet de Contrat de projet qui nous a été transmis, simultanément à la transmission au CESC. La commission des finances a été saisie de ce projet, et elle doit tenir sa première réunion demain matin, notamment pour désigner le rapporteur du projet. Mais le dossier est épais et je ne pense pas que les travaux de la commission seront terminés avant la fin de ce mois, et ce d'autant que nous devons attendre au moins l'avis du CESC pour en tenir compte avant de formuler notre propre avis.

Nous attendons également la transmission par le gouvernement des lois fiscales qui seront applicables l'année prochaine. Vous savez que le président Tong Sang s'est engagé à ce que les modifications éventuelles de la fiscalité soient connues de tous au plus tard au mois de septembre. D'après mes informations, nous devrions recevoir, au début du mois de septembre, un texte qui vise à modifier la loi Flosse de défiscalisation. Mais je pense qu'il n'y aura pas de grande modification de notre fiscalité en 2008.

***

Des textes adoptés sur le fil du rasoir

Maintenant, je sais qu'il y a une question qui vous brûle les lèvres, je vais donc m'attacher à l'anticiper pour y apporter une réponse. Certains d'entre vous ont relevé, dans l'interview que j'ai accordé dimanche soir au journal télé de RFO, que j'avais estimé que la majorité était "malade".

A la lumière de ce qui s'est passé la semaine dernière dans l'hémicycle, je me pose en effet un certain nombre de questions sur la cohérence de la majorité, et je m'en suis d'ailleurs ouvert par écrit au président de la Polynésie française.

Je ne sais pas si vous vous en êtes aperçu, en tout cas il ne me semble pas que cela ait été traité par la presse, tous le textes qui ont été adoptés au cours de cette semaine l'ont été, je dirais, sur "le fil du rasoir".

Il y a deux groupes qui composent la majorité du président Tong Sang. Mais tout le monde a pu le constater, alors que le groupe Polynésiens ensemble compte 11 représentants, ils n'étaient pas plus de 3 en séance. De fait, nous avons eu les plus grandes difficultés à obtenir la majorité sur les textes qui nous étaient présentés par le gouvernement.


La loyauté du Tahoeraa

Les 17 membres du Tahoeraa n'ont jamais fait défaut, soit parce qu'ils étaient physiquement présents, soit parce qu'ils avaient laissé procuration à leurs collègues. Par contre, avec 3 représentants en séance, le groupe Polynésiens ensemble n'a jamais pu porter l'ensemble des procurations pour apporter ses 11 voix.

Certains des membres du groupe Polynésiens ensemble, et notamment Paul Ropiteau et Marcellin Lissan n'ont fait aucune difficulté pour donner leur procuration à un élu du Tahoeraa. Par contre, il n'en e
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