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Les interventions

Le Jeudi 5 Juillet 2018
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Intervention de Mme Sylviane TEROOATEA à l´Assemblée de la Polynésie française
Projet de délibération portant approbation du projet de convention-cadre entre le ministère de l'agriculture et de l'alimentation et la Polynésie française relative au soutien de l'État pour le développement de l'agriculture en Polynésie française
Ia ora na, la convention cadre qui nous est proposée aujourd'hui pose les bases d'un partenariat portant sur le développement de l'agriculture sur 5 nouvelles années entre le Pays et l'Etat. Comme il a pu être mentionné par le groupe Tahoeraa Huiraatira de la précédente mandature, il semble que l'agriculture conventionnelle est en passe de devenir obsolète. En effet, l'agriculture biologique, qui aujourd'hui n'est pas encore suffisamment importante sur notre territoire, devient un modèle de production pour tous nos agriculteurs de demain.

Extrait de son intervention en séance :

Mais plus encore, une nouvelle mode fait son apparition depuis quelques temps, c'est la permaculture. La ferme permacole de Tipapa, à Arue organise des visites un samedi sur deux, et je pense que pour nous, il serait utile de nous y intéresser de plus près. La ferme  biologique de Vaihuti Fresh, à Raiatea est un modèle encore plus important. Elle pratique l'agroécologie et la permaculture.

Le groupe Verdeen, qui fourni les magasins Carrefour et qui avait provoqué une petite polémique il y a de cela quelques mois, pratique l'aquaponie. Et comme l'hydroponie, c'est, il me semble, une pratique qui a de l'avenir dans notre Fenua.

Nous disposons finalement de tellement de richesses de production, mais si peu de volonté. Je m'explique :

La convention cadre, sauf erreur de ma part, ne s'appuie que sur l'agriculture biologique. Cependant, l'agriculture biologique utilise bien des pesticides et autres produits. La seule différence c'est qu'ils sont classés bio, donc issus de sources naturelles. Aucune étude ne démontre pour le moment qu'ils n'ont aucun effet néfaste sur la santé des sols et des consommateurs. Je prends un exemple hors contexte : on a tendance à se dire : " je vais manger un biscuit bio, c'est meilleur pour la santé ". Mais un petit coup d'œil sur les apports vous démontrera qu'il n'est pas forcément meilleur pour votre santé, et qu'il contiendra peut-être 1,5 fois plus de sucres qu'un autre biscuit.

Au niveau des recherches sur l'impact des pesticides sur la santé, il est vrai comme indiqué en commission qu'une nouvelle étude a remis en cause le lien de cause à effet entre l'utilisation du glyphosate et le risque cancérigène. A ce sujet, le directeur de l'agriculture l'a bien dit, je le cite : " pas de problématiques de santé du glyphosate, à part peut-être pour les agriculteurs eux- mêmes ". Faut-il vraiment at-tendre que ce lien soit formellement prouvé pour prendre des déci-sions ? Faut-il, comme pour le nucléaire, que les cas de cancers se mul-tiplient pour se poser de réelles questions ?

L'année dernière a été organisé un village de l'alimentation, durant lequel plusieurs conférences ont eu lieu. Des conférences qui auraient mérité la présence de quelques représentants de la classe politique. Je ne blâme en aucun cas l'organisation, mais bien le politique, car nous nous devons de prendre certaines initiatives, dont celle de participer à ce type de manifestations qui pourraient nous éclairer sur les décisions à prendre. C'était bien là la preuve que la population souhaite du changement.

Enfin, en ce qui concerne la permaculture, comme je le disais tantôt, il s'agit, à mon sens, d'une pratique qui mérite toute notre attention. Elle est respectueuse de la nature, et des espèces. Notamment de leurs conséquences les unes sur les autres, afin de créer un cycle vertueux pour une meilleure qualité de production.

Aussi, forts de ces observations, nous voulons en premier lieu, saluer vos ambitions, Monsieur le Ministre. Nous connaissons votre implication dans vos projets et espérons que nous serons destinataires, si ce n'est acteurs de la rédaction du prochain schéma directeur de l'agriculture, dont vous parliez lors de l'examen du précédent dossier.

La formation est aujourd'hui le point clef de l'avenir de notre agriculture. Il y a un lien fort entre le producteur et le consommateur, et il faut que nous soyons gage de la confiance qui règne entre les deux.

Pour terminer, " plus de foncier et moins de pesticides " ce sont les mots que je retiendrais de ce dossier, et sur lesquels nous ne manquerons pas de juger la politique agricole qui sera menée tout au long de cette mandature.

Mauruuru i te faroora'a mai, ia ora na.

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