Les éditoriaux
pour Oscar Temaru, la vérité est encore ailleurs !
Huit ans maintenant depuis 2004 que l'on nous sert le même film. La saga continue, et elle n'a rien à envier à X-Files où à la 13ème dimension, tant le producteur – réalisateur – acteur principal, Oscar Temaru, est le seul à avoir la recette miracle du succès : détourner plutôt qu'affronter, stigmatiser plutôt que proposer, et détruire plutôt que construire. La réalité est loin de la carte postale. Les chiffres de l'ISPF sont clairs : 2422 entreprises ont fermé leurs portes en 2011, marquant ainsi la troisième année consécutive où les radiations sont supérieures aux créations d'entreprises.
On file tout droit à la catastrophe ! Même la note BB+ de Standard and Poors qui semble visiblement satisfaire le grand argentier Pierre Frébault – qui n'a que pour seule idée fixe d'imposer les plus riches et de mettre en place l'impôt sur le revenu, non par solidarité envers les plus démunis ou pour relancer véritablement notre économie, mais pour masquer la gabegie et l'incompétence du gouvernement actuel et de sa majorité UPLD – ne fera plus sourire très longtemps. Cette note n'a rien d'exceptionnel, elle a tout de l'élève moyen en route vers la médiocrité. Il y a des signes qui ne trompent pas. Les recettes du Pays baissent inexorablement, témoignant de la perte de confiance et de la morosité d'une Polynésie qui tourne au ralenti. Reste à savoir quand elle s'arrêtera définitivement de tourner.
Les chiffres évoqués par l'hôtelier Thierry de Jaham lors de la triste conférence de presse qui est venue confirmer la fermeture du Sofitel sont sans appel : des pertes colossales de l'ordre de 1,253 milliard de Fcfp, parce que tout a augmenté (électricité, gaz, traitement des ordures, smig…) depuis 2006 alors que le nombre de touristes a chuté (-26%) en même temps que l'offre de sièges aériens (-44%) et 7 hôtels ont fermé leurs portes depuis 2006. Le syndicaliste Atonia Teriinohorai, présent aux côtés de l'hôtelier, demande " quelqu'un de compétent " au tourisme. Oscar Temaru n'est-il pas compétent ? Pourtant, c'est bien lui qui est personnellement en charge de la première industrie du Fenua.
Avec des hôtels qui ne cessent de claquer la porte, la Polynésie française se transforme littéralement en " ville fantôme ". On comprend pourquoi le président en charge du tourisme, Oscar Temaru croit aux fantômes et autre " force occulte " imaginaire. Il en perd la raison, si bien qu'il donne lui-même la solution pour nous débarrasser de son incompétence. " J'irai vivre ailleurs, s'il y a un casino ". Parole de président. Qu'en est-il de tous les cercles clandestins et autres bingos, qui pullulent également à Faaa – commune qui est loin de faire figure de " saint élève " – et qui représentent une économie parallèle réelle qui échappe à la fiscalité du Pays et sur laquelle Oscar Temaru est assez pharisien pour fermer les yeux ? On nage en plein délire, sauf que ça ne fait plus rire du tout.



