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Les éditoriaux

Le Lundi 30 Janvier 2012
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Trop taxés, les armateurs n´en peuvent plus
Décidément ce gouvernement et son Président Oscar TEMARU n’ont aucun courage. Solution facile en toute circonstance ponctionner les ressources de nos concitoyens les plus touchés par la crise.
Aucune imagination pour faire face à une situation chaque jour un peu plus dégradée. Dès lors que l’imprévoyance du Président et de ses ministres conduit à une baisse des recettes prévisionnelles ce sont les classes moyennes et les pauvres qui doivent encore payer.
Ainsi n’ayant aucune solution juste, raisonnée et justifiée pour financer la rénovation et l’entretien des aérodromes insulaires placés sous la responsabilité du Pays et de son Président c’est la solution extrême qui a été choisie : taxer encore et encore !
Tous les utilisateurs des compagnies aériennes desservant ces îles et archipels seront désormais....

  taxés. La taxe d’aéroport va être multipliée par trois.Actuellement, le montant de la taxe d’aéroport s’élève à 477,32 f cfp par billet d’avion. Les augmentations prévues tout au long de l’année 2012 vont porter cette taxe à pratiquement 1 432 f cfp au 1er avril 2013, après une première augmentation la portant à 954,64 f cfp au 1er avril 2012.

C’est d’un cynisme indigne de la part du gouvernement qui n’en mesure même pas les conséquences non seulement pour les populations mais pour l’ensemble du pays, les liaisons aériennes s’avérant dès lors plus chères pouvant même conduire à ruiner la rentabilité de certaines rotations. C’est déjà le cas de Moorea et Tahiti où le prix du billet a plombé les finances de la compagnie Air Moorea, contrainte à disparaître.

Les touristes eux aussi sont et seront littéralement déplumés. Le visiteur étranger, qui s’acquitte déjà d’une taxe de 1 431 f cfp versé à l’aéroport de Tahiti devra, à compter du 1er avril 2013, payer la même somme à chaque décollage d’un des 23 aérodromes placés sous la compétence territoriale !!!

Pour le tourisme dans les îles, il en résultera obligatoirement une raréfaction de la fréquentation. C’est la « cata » annoncée… Nous avons déjà la réputation d’être une des destinations la plus chère au monde, cette réputation va s’accroître et nos visiteurs prendront la fuite vers des cieux plus cléments. Des difficultés financières guettent au détour la petite hôtellerie.

Ce n’est pas tout.. nos concitoyens vivant et travaillant dans les îles et archipels éloignés vont devoir faire face à des augmentations de prix de tous les produits acheminés par avion ou par bateau.

Les armateurs de liaisons maritimes réclament des hausses de prix du frêt et menacent d’isoler nos frères des îles en réduisant leurs rotations si leurs revendications ne sont pas satisfaites.

Pas pressés par la gravité de la situation, les ministres de l’économie et du développement des archipels envisagent de rencontrer les armateurs seulement la semaine prochaine.. mais à dire vrai ils ne savent où donner de la tête, les armateurs dénonçant déjà l’importance des dettes du pays à leur encontre : 100 millions d’impayés pour le transport du coprah, 100 millions d’impayés pour le transport des matériaux de construction, et des sommes encore plus importantes au titre de la participation du pays au coût du frêt des produits de première nécessité.

Madame Bolliet n’a-t-elle pas en la matière de solution à proposer au très docile Président Oscar Temaru ?

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