Logo du Tahoeraa Huiraatira
Contactez nous Rejoignez nous Soutenez nous Votre Newsletter
  • Inscrivez vous à notre Newsletter pour la recevoir par email.

Les éditoriaux

Le Jeudi 31 Mars 2011
  • Twitter
  • Facebook
Entre la peste et le choléra, le virus de la démission.
Il faut croire que la tendance du moment est à la démission !
Ce matin du côté du Saint-Esprit, le site Internet de l’Eglise catholique informait de la renonciation à la charge du diocèse de Papeete, de Monseigneur Coppenrath Hubert.  Ce sera  l’administrateur apostolique Bruno Mai qui assurera cette responsabilité, en attendant la nomination d’un nouvel archevêque. La raison invoquée et retenue par le pape en est la limite d’âge.  Dans un autre domaine, universitaire cette fois, c’est Louise Peltzer qui a finalement .....

jeté l’éponge à la tête de ses détracteurs   puisqu’elle quittera la présidence de l’Université de la Polynésie Française à compter du 29 Juin prochain. Une date éminemment symbolique puisqu’il s’agit de la fête de l’Autonomie. De là à penser que Louise l’a choisie pour lancer un message à l’adresse de certain de ses professeurs qui fanfaronnent selon la future ex-présidente qu’il « emmerde de le monde »…

Il n’y a donc qu’un pas à faire entre ces actualités fraîches de la société civile et notre propos habituellement plus politique…

Ainsi, comme la grosse grippe qui court en ce moment, on aurait bien aimé que ce virus de la démission arrive jusque dans les bureaux avenue Pouvanaa et particulièrement jusqu’au siège présidentiel.

Tong Sang aurait pu peut-être, comme l’a fait Monseigneur Hubert invoquer la limite… limite d’idées, limite de visibilité, limite de marge de manœuvre  alléguée à ses ministres, limite de capacités et désormais limites de compétences, confirmé par GTS himself dans son discours du « président-martyr  malgré lui » prononcé lors de la première partie de séance ouverte place Tarahoi pour le vote de la motion !

On aurait bien aimé que le virus de la démission atteigne aussi le président Tong Sang parce qu’aujourd’hui, un peu à l’image de ces professeurs douteux de l’Université, il emmerde le monde ! Feignant de s’inoculer le virus de la démission en octobre 2010, il a finalement retourné la seringue contre ses ministres Tahoeraa fin février, dans le noir, quand tous les chats sont gris et aujourd’hui, ahah !, il parle de confiance, voyez vous donc !  

Tong Sang emmerde le monde, car il sait bien que beaucoup, comme le parti Orange, crient « jamais au grand jamais, ne nous remettez pas Oscar à la tête du pays ! » !

Et, prenant la population en otage, entre le marteau et l’enclume, faisant fi des appels à la sagesse de la majorité des autres représentants autonomistes à l’Assemblée, refusant les propositions consensuelles, Tong Sang estime qu’il est le seul, même par défaut, à devoir garder les rênes du pays quitte à le laisser sombrer !

Est-ce là l’Autonomiste dont la Polynésie a besoin ?

Un homme, Tong Sang, qui ne respecte plus notre la loi statutaire ? Qui refuse les analyses d’experts internationaux de la finance, neutres, donc apolitiques, qui ont confirmé un bilan 2010 négatif ?

Est-ce là l’autonomiste dont la Polynésie a besoin ? Un homme qui vire ses ministres orange et autres parce qu’ils ont refusé de signer des actes illégaux ?

Ne sommes-nous pas plutôt dans l’Autoritarisme ?

Regarder ce matin encore dans l’hémicycle, GTS a discuté, tergiversé, gesticulé, balbutiant dans sa moustache, un bon moment, refusant d’abord de se plier à la chronologie de l’ordre du jour pour la prise de parole par lui et son gouvernement ; c’était un peu comme le disque rayé du 19 février dernier quand il n’a pas voulu non plus respecter la volonté de la majorité des représentants de ne pas perdre de temps sur le budget…

Et la liste est longue ! L’étiquette d’Autonomiste qu’il se colle sur le front pour cacher la misère lui donne-t-elle le droit d’infliger aux élus et à la population de choisir entre la peste et le choléra ? NON NON et NON. NOus ne voulons pas de cette autonomie là !

Nos maintes demandes de discussions raisonnées à l’adresse de Tong Sang, nos multiples efforts de rencontres, mercredi après-midi encore, sont restées lettre morte ! Et la discussion et l’échange auxquels GTS ose encore faire allusion dans son discours d’hier qui n’était qu’une litanie de justifications stériles, ne sont que de vains mots dans la bouche de ce dictateur qui s’ignore.

  • Twitter
  • Facebook

Facebook

Restons connectés sur notre page officielle !

Tahoeraa Huiraatira