A peine revenu de Paris et après une âpre bataille au sein du sénat pour défendre les intérêts des fonctionnaires le sénateur Flosse a été l'invité, le vendredi 12 décembre, sur le plateau de TNTV. Après le rejet de l'ITR par le Conseil constitutionnel, la journaliste n'a pas manqué d'interroger Gaston Flosse sur cette victoire : " c'est vrai que nous avons gagné une bataille mais reste la guerre. il faut donc nous préparer à nous battre contre le texte de loi qui sera présenté au parlement. Mais je demande instamment au président Tong Sang de prendre l'avion le plus rapidement possible et d'aller rencontrer le président de la république, le ministre Jégo pour leur demander ce moratoire qui est demandé par tout le monde. Et que nous prenions cette année là pour réfléchir et en rediscuter ensemble. Notre objectif ce n'est pas d'avoir cette retraite complémentaire. Nous voulons que tous les fonctionnaires, ceux qui s'occupent de nos enfants et qui sont méritants, ceux qu s'occupent de notre sécurité, protègent nos biens, que tous ces fonctionnaires d'Etat aient ce qui leur est dû, ce qui leur a té promis. Et je continuerais à me battre. J'aimerais bien que le président Tong sang, lui aussi doit se battre avec nous ".
Concernant la rencontre entre les responsables politiques prôné par Gaston Tong Sang, Gaston Flosse a répondu : " Bien sûr, mais ce n'est pas le Tahoeraa ou l'UPLD, c'est l'UDSP, c'est le président Temaru et moi-même qui sommes concernés. Nous allons d'abord nous concerter dès le retour d'Oscar Temaru. Et c'est avec des décisions communes que nous irons à la rencontre du président Tong Sang. Mais il est un peu tard pour parler d'ouverture. Il faut se rappeler quand même que contrairement à ce que le président Tong Sang dit, il y avait une majorité en février dernier. Qui a cassé cette majorité ? C'est Gaston Tong Sang. Qui a introduit l'instabilité ? C'est Gaston Tong Sang et, il ne faut pas l'oublier Michel Yip et Justine Teura. Ils sont allés les rejoindre. Si la situation est celle que nous connaissons, à qui la faute ? "
Il a poursuivi " aujourd'hui, compte tenu de la situation dans laquelle nous nous trouvons nous ne pouvons pas refuser de dialoguer et de trouver une solution ensemble ".
Au final, Gaston Flosse, s'il n'est pas fermé à une entrevue avec l'ensemble des forces politique du pays, reste néanmoins dubitatif sur la sincérité du président Tong Sang et encore plus prudent concernant la suite qui sera donné à l'ITR, par le pouvoir central.