Le sénateur Gaston Flosse a été, longuement, interrogé par Hélène Harté, dimanche 21 décembre 2008, sur la chaîne RFO au journal de 19H. La journaliste a demandé au sénateur s'il n'y avait pas, désormais, obligation pour les leaders politiques du pays de s'entendre. Il a répondu " Si l'on veut vraiment sortir le pays de la crise dans laquelle nous sommes je pense que c'est une obligation. Malheureusement lorsque nous nous sommes rencontrés le président Gaston Tong Sang a pris la parole en premier et nous avons été surpris car il a parlé avant tout de la dissolution de l'Assemblée. De sa propre initiative, puisque c'est lui qui nous invitait. Ensuite il a été question de l'élection du Président du pays au suffrage universel. Nous avons été étonné de cela. Il voulait également passer des accords de coopération avec la France. Ce n'était pas du tout le sujet. Ce ne sont pas des solutions politiques qui viendront sortir le pays de la crise dans laquelle nous nous trouvons ".
A propos d'Oscar Temaru qui affirme clairement qu'il souhaite un retour aux urnes " nous en avons discuté et nous allons consulter chacun les comités de chacun de nos mouvements politiques pour, ensuite, prendre une décision ".
Est-ce que ce serait vraiment la solution s'est interrogé le sénateur ? Il a poursuivi " Je disais que la crise n'attend pas une solution politique. Je pense que nous avons besoin d'un bon chef d'entreprise à la tête du pays. Mais également il faut proposer à l'Assemblée des solutions. Nous avons un budget mais quel est l'axe principal de ce budget ? Que veut le président ? Où mène-t-il notre pays ? Quels sont les moyens, les mesures qu'il met en place pour sortir le pays de la crise? "
Pour ce qui concerne l'ouverture prônée par Gaston Tong Sang le sénateur a été clair " pendant un an, Gaston Tong Tang a dirigé le pays, à aucun moment il nous a appelé pour aller le rencontrer à l'époque où tout allait bien, il n'y avait pas d'ouverture. Aujourd'hui, depuis que madame Levy Agami a quitté le To tatou ai'a on nous convoque pour discuter. Et lorsque nous discutons on nous parle de dissolution de l'Assemblée.
Les solutions, c'est d'abord des investissements publics, plusieurs milliards, une activité qui va générer de l'emploi. Il faudra également penser aux investissements dans le privé. C'est urgent et indispensable"
Même si Gaston Tong Sang prétend que la situation économique de la Polynésie est suscitée par l'instabilité politique, Gaston Flosse a objecté que, par exemple, la départ du " Tahitian Princess " ne pouvait pas être mis sur l'instabilité, l'inquiétude des entrepreneurs non plus. Tout ceci sont des prétextes.
Non, la Polynésie n'a plus de chef. Il manque un meneur, un patron. Gaston Flosse certes, n'a pas fermé la porte à toutes discussions mais il précise bien que le demandeur est le Président du pays et pas l'UDSP. Il reste à attendre la réunion prévue mardi.